Quelques travaux essentiels d'universitaires spécialistes de la Russie et des pays de l'Est, français et américains:

1 - Arnaud Leclerc, banquier, homme d'affaire, diplôme de HEC et de Harvard, docteur en sciences politiques. 

a obtenu en 2012 son doctorat d’Etat à l’Université Sorbonne Paris I – mention très honorable à l’unanimité du jury – en défendant la thèse « Géopolitique de la Russie, le poids de la longue durée ».

Entretien avec la Nouvelle Revue d'Histoire

    Arnaud Leclercq

          


Interview d'Arnaud Leclerc sur les ambitions de Vladimir Poutine pour la Russie.


2 - Pierre Hillard, Docteur en science politique et essayiste :

Le coup d’État renversant Ianoukovitch fut une « réussite ». Il a permis de créer une hostilité complète entre l’UE et la Russie.

Alors que la violence s’accentue dans tout l’est de l’Ukraine au point que l’on peut évoquer un début de « bosnisation » de la zone, il est capital de connaître les concepts de la géopolitique anglo-saxonne pour comprendre les répercussions en Ukraine. L’Anglais Halford Mackinder (1861-1947) a théorisé le principe qu’aucune puissance européenne ne devait unifier l’ensemble du continent eurasiatique (Europe et Russie) car le monde anglo-saxon n’y survivrait pas économiquement.

Les deux guerres mondiales menées par Londres et Washington avaient pour but d’empêcher l’Allemagne de concrétiser ce rêve. Le cœur géographique du continent eurasiatique, « la zone pivot » (Heartland) [PDF], ne doit pas s’étendre jusqu’aux mers chaudes. Toute la politique anglo-saxonne est de contrôler les « terres du bord » du continent eurasiatique (le Rimland) [PDF], selon le géopolitologue américain Nicholas Spykman (1893-1943), afin de contenir l’expansion de la puissance principale du continent européen : Allemagne autrefois, URSS et Russie aujourd’hui.

http://www.bvoltaire.fr/pierrehillard/lincendie-ukrainien,56615


3 - Jean Géronimo, politologue, auteur de U K R A I N E, Une bombe géopolitique, au cœur de la Guerre tiède:

Erreur

On peut lire ici un excellent article de Jean Géronimo qui résume très bien l'essentiel de la situation.

"En tant que « pivot géopolitique », l’Ukraine est une pièce maîtresse de la partie stratégique opposant sur l’Échiquier eurasien les deux superpuissances de la Guerre froide. Le statut particulier de cet État post-soviétique est à l’origine de la « révolution » national-libérale dollarisée, ayant renversé – avec l’aide de courants extrémistes, dont néo-nazis – le président pro-russe Ianoukovitch, le 22 février 2014, et dont l’objectif réel est le contrôle d’un espace doublement stratégique sur les plans politique et énergétique. Au final, ce contrôle est la condition permissive de la poursuite du reflux de la puissance russe, digne héritière de l’Union soviétique perçue comme instinctivement hostile.

Comme choc exogène, ce putsch est potentiellement déstabilisateur pour les équilibres internationaux post-guerre froide et en définitive, pour la stratégie de puissance – « derjava » – développée par V. Poutine dans le cadre de son Union eurasiatique, dont Kiev était une pierre angulaire. À travers la crise ukrainienne, c’est le futur statut de la Russie dans l’espace politique européen qui se joue et, par ricochet, celui de l’axe OTAN-USA – donc, en creux, l’idée gaullienne d’une « grande Europe » enfin indépendante.

À terme, la « révolution » du Maïdan aura donc un impact décisif sur la configuration géopolitique du Nouvel ordre international issu du post-communisme, en rupture totale avec l’espoir né de la Perestroïka gorbatchévienne, repris par la ligne Poutine d’un monde multipolaire et égalitaire recentré sur l’ONU. Comme une ultime trahison, au cœur de la Guerre tiède."

« Le livre de Jean Geronimo ne se limite pas à l’analyse lucide des origines et de la véritable signification géopolitique de la crise ukrainienne. L’auteur formule aussi un avertissement. Il montre bien que l’Europe et la Russie, ayant raté une chance unique offerte par la Perestroïka soviétique de sortir de la Guerre froide comme alliés, risquent d’écrire l’histoire du 21e siècle comme adversaires. »

Mikhaïl Gorbatchev
Dernier Président de l’URSS

« Le nouveau livre de Jean Geronimo, observateur et analyste perspicace du paysage géostratégique post-soviétique, permet non seulement de comprendre les vrais origines et enjeux de la dernière crise ukrainienne, mais aussi de découvrir le rapport qui relie le processus encore inachevé de la décomposition de l’ancienne Union Soviétique à la résurgence des conflits internationaux “de la nouvelle génération” qui remplacent ceux de l’époque de la Guerre froide ».

Andreï Gratchev
Dernier porte-parole et conseiller de Mikhaïl Gorbatchev


4 - Paul Craig Roberts, économiste américain (en anglais) :

http://www.paulcraigroberts.org/

The cost to Europe of complying with Washington’s sanctions against Russia has reached the breaking point: If this report is correct http://www.zerohedge.com/news/2015-01-14/russia-cuts-ukraine-gas-supply-6-european-countries it sounds like the Russians have had enough of the dumbshits in Washington and Washington’s dumbshit vassals in Europe. Russia says: the natural gas no longer goes through Ukraine. It goes to Turkey. If Europe wants it, Europe can build the pipeline from Turkey. Perhaps Europe will freeze to death this winter and nothing will be left of Washington’s puppet state empire. Then Washington would have to stand alone as a war criminal aggressor without European cover.

"Washington and its neoconservative monsters have destroyed trust with demonization and blame of Russia for violence in Ukraine for which Washington is responsible.
Washington has forced Europe to impose economic sanctions on Russia that are based entirely on lies and false accusations. The Russians know this. They recognize the blatant hostility, the blatant lies, the never-ending crude propaganda, the hypocritical double-standards, the push toward war.
By destroying trust, Washington has resurrected the threat of nuclear armageddon. Washington’s destruction of trust between nuclear powers is the crime of the century."

http://www.informationclearinghouse.info/article41111.htm


5 - Le représentant républicain américain Ron Paul :

"Aujourd’hui [ 5 décembre 2014], la Chambre des Représentants a adopté ce que je considère comme l’un des pires projets de loi jamais vu.

La H. Res. 758 (ndlt: High Resolution 758) a été présentée comme une résolution « condamnant fermement les actions de la Fédération de Russie, sous la présidence de Vladimir Poutine, d’avoir mené une politique d’agression contre des pays voisins visant la domination politique et économique ». En fait, le projet de loi est une propagande de guerre de 16 pages qui ferait même rougir les néoconservateurs, s’ils étaient capables d’une telle chose.

C’est le type de résolutions que j’ai toujours observé de près au Congrès, qui sont présentées comme des déclarations d’opinions « sans danger » et conduisent souvent à des sanctions et à la guerre. Je me souviens en 1998 avoir fortement argumenté contre la Loi sur la Libération de l’Irak parce que, comme je le disais à l’époque, je savais qu’elle conduirait à la guerre."

Lire la suite sur : http://stopmensonges.com/lirresponsable-congres-americain-declare-la-guerre-a-la-russie-ron-paul/

6 - Hélène Carrère d'Encausse, académicienne : 

interview au magazine Challenges : 

http://www.challenges.fr/tribunes/20150116.CHA2271/l-europe-a-delaisse-et-humilie-la-russie.html

"Poutine réagit. Il a compris, avant que les Occidentaux n’en prennent conscience, que le monde avait changé. Qu’il y a un glissement géopolitique vers les pays émergents, et principalement vers l’Asie. Il s’est donc engagé dans une politique s’appuyant sur la reconnaissance de l’identité asiatique de son pays. Pour la Russie, qui tout au long de son histoire s’est dite et voulue européenne, c’est un changement radical. Dans un premier temps, ce fut plutôt une politique "de revers" destinée à répondre à la marginalisation de la Russie. Mais aujourd’hui, Russie et Chine reconnaissent leurs intérêts communs. Moscou tisse avec l’Asie des liens profonds, qui ont été renforcés par les sanctions que l’Europe lui inflige, et sont dommageables pour son économie et humiliantes pour son statut.

Nous sommes aujourd’hui à l’heure du choix. Si l’Europe n’arrête pas cette escalade, c’est une menace de déclin pour elle aussi. La Russie appartient à l’Europe, à la civilisation européenne, et elle doit le rester. Elle est aussi le pont qui relie l’Europe et l’Asie, et peut faire participer l’Europe au développement de la puissance asiatique. Sans ce pont, l’Europe sera condamnée au repli sur elle-même."

Interview dans la Tribune de Genève : 

«Sur l’Ukraine, l’Europe s’est complètement trompée»

Que doit faire l’Europe pour sortir de cette impasse? A quel moment s’est-elle trompée?

Depuis la révolution orange de 2004, l’Europe s’est complètement trompée. La Commission européenne a mal travaillé. Elle a été incapable de comprendre la situation. Elle n’a jamais tenu compte des éléments réels. Elle a traité avec l’Ukraine mais pas avec la Russie. Au fil des ans, cela s’est aggravé. Le partenariat oriental qui excluait les Russes a été une très mauvaise affaire. Quand Vladimir Poutine a dit, il y a quelques jours, qu’il respectait et reconnaissait l’intégrité territoriale de l’Ukraine, l’Europe aurait dû se réveiller. C’était une déclaration fondamentale. Personne n’a bougé.

Que fallait-il faire?

C’était le moment de faire un geste en levant quelques sanctions. Au lieu de cela, on est resté sur la même ligne. Je crois que François Hollande a compris que la Commission européenne n’avait fait que des sottises. C’est à lui, et accessoirement à la chancelière Angela Merkel, de reprendre la main. Il avait déjà commencé à le faire lors de la commémoration du débarquement en Normandie le 6 juin dernier mais il n’avait pas été soutenu. Il faut relancer une médiation conduite par la France et l’Allemagne. Et surtout, que les Etats-Unis ne s’en mêlent pas.


 7 - Jean-Pierre Arrignon, professeur émérite, et spécialiste de l'histoire de l'Ukraine:

Une page consacrée à la commémoration de la conférence de Yalta :

http://blogjparrignon.net/asc2i/conference-de-yalta-commemoration-du-70e-anniversaire-4-5-fevrier-2015/

Géopolitika par Jean-Pierre Arrignon

"François-Xavier Coquin, Professeur émérite du Collège de France, a développé un argumentaire solide montrant que la stratégie des Etats Unis a toujours été de chercher à renverser les pouvoirs élus qui n’entraient pas dans la vision américaine de l’Histoire, en soutenant des mouvements insurrectionnels qu’ils avaient le plus souvent fomentés et financés pour les remplacer par des pouvoirs vecteurs de leur idéologie : ainsi sont apparues les célèbres révolutions de couleur dont la première fut 1968 en France et la dernière en date, Maïdan. Dans cette lecture, Les Etats Unis cherchent à annexer l’Ukraine et la réinsertion de la Crimée dans la République Fédérative de Russie, suite à un référendum qui a donné plus de 97% de voix à cette démarche, devient alors une libération, face aux manœuvres annexionnistes des Etats Unis."


8 - Luc Ferry, philosophe et ancien ministre : 


Le philosophe et ex-ministre de l’Éducation Luc Ferry a, dans le Figaro du 20 mars, questionné la sagesse de la politique de l’Union européenne et du gouvernement français, « qui aurait dû s’abstenir de jeter de l’huile sur le feu ». « En s’alignant qui plus est sans la moindre réflexion d’ensemble sur les Etats-Unis, poursuit-il, l’Europe n’a toujours pas compris que nos intérêts ne sont pas les mêmes. Obama n’a qu’une idée en tête : affaiblir la Russie autant qu’il le pourra dans une compétition vers l’Est. » Ainsi, conclut-il, menacer la Russie de sanctions « était insultant, en toute hypothèse inefficace, contre-productif, et pour tout dire ridicule ».


9 - Edouard Husson, historien, professeur d'histoire contemporaine à l'université de Picardie : 

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"Emmanuel Macron ou Angela Merkel se comportent comme les enfants gâtés d'une Europe doublement libérée par la Russie, dans les dernières décennies: d'abord lorsque 13 millions de soldats soviétiques ont donné leur vie pour abattre l'abomination nazie; puis lorsque Gorbatchev eut le courage moral de prendre l'initiative d'une désescalade de la Guerre froide, en 1986-87. Avec une insoutenable légèreté, le président français et la chancelière allemande pensent qu'ils peuvent construire une Europe sûre et prospère sans la Russie. Et quasiment personne, dans leur parti ou sur les bancs de l'opposition n'élève la voix pour dire qu'à force de privilégier la communication et d'ignorer les forces géopolitiques profondes, la chancelière allemande et le président français feront sortir leur pays de l'histoire.

Il est très significatif que ni notre classe politique ni les médias n'aient commenté le bouleversement poltique majeur que vient de connaître l'Eurasie. Le 6 juin dernier, l'Inde et le Pakistan ont participé pour la première fois à une recontre de l'Organisation de Coopération de Shanghai, dont ils sont devenus membres officiellement il y a un an. La réunion se tenait à Astana, au Kazakhstan. Le président russe et le président chinois s'étaient déplacés pour l'occasion.  L'Organisation de Coopération de Shanghai rassemble 45% de la population de la planète: ses membres se sont engagés sur l'intangibilité des frontières héritées de l'histoire. Ils considèrent qu'ils ont la responsabilité de construire un nouveau centre économique de rayonnement mondial. Le vieux projet américain d'empêcher la constitution d'un centre de pouvoir en Eurasie, qui pourrait relativiser leur maîtrise des mers, est enterré; les membres de l'OCS (Chine, Russie, Kazakhstan, Kirgizistan, Tadjikistan, Ouzbekistan, Inde et Pakistan) se sont entendus pour refuser la candidature d'adhésion de Washington. Iran et Turquie aspirent à devenir membres à part entière. Il est quasi-inévitable que ces candidatures aboutissent. Et il n'est pas sûr, alors, que l'Europe trouve sa place dans le nouveau dispositif.

Pour qui suit l'actualité internationale, l'Organisation de Coopération de Shanghai se construit depuis une quinzaine d'années. Elle est très clairement née du souci des puissances eurasiatiques de se protéger des interventions américaines en Irak et en Afghanistan. Mais elle correspond aussi au besoin de développement économique partagé par tous les pays membres de l'OCS. La "Nouvelle Route de la Soie" chinoise n'est qu'un des axes de construction de l'Eurasie en émergence.

On se serait attendu qu'au plus tard au moment de la crise de 2008 l'Union. Européenne commence à se rapprocher de l'OCS. Face à des Etats-Unis dont la société est épuisée par l'aventure impériale, l'Union Européenne aurait pu jouer la carte d'une Europe "Atlantique à l'Oural", respectant la position centrale de la Russie et acceptant qu'elle soit notre porte d'entrée en Asie Centrale et plus à l'Rst. Il n'en a rien été: lors de la récente élection présidentielle, le débat s'est focalisé sur la question de savoir s'il fallait conserver l'euro, au risque d'oublier que le centre de gravité de la puissance mondiale s'est déplacé vers l'Asie Centrale.

Mais la seule petite chance de survie de l'euro réside dans la disposition éventuelle de la Russie et de la Chine à soutenir la monnaie unique européenne.

Angela Merkel et Emmanuel Macron, en préférant la communication à la diploimatie, se rendent incapables de jouer un rôle dans l'une des zones géographiques où se construit le monde de demain. On a le droit de détester Vladimir Poutine, de critiquer son régime à la Napoléon III; mais la bonne politique ne se construit pas avec des bons sentiments. Il s'agirait à présent de commencer à regarder où se construit la puissance du XXIè siècle. Et de se demander comment participer à cette grande aventure issue de la coopération, exemplaire, entre Russie et Chine pour construire un nouvel équilibre mondial."

http://www.atlantico.fr/decryptage/style-vladimir-quand-poutine-repond-actes-aux-paroles-emmanuel-macron-3079863.html#pgE01uLDgddQ5OJB.99

L'historien et sociologue Emmanuel Todd :

http://www.les-crises.fr/le-dangereux-aveuglement-des-occidentaux-emmanuel-todd/


10 - L'économiste Jacques Sapir, directeur d'études à l'EHESS, spécialiste de la Russie : 

http://russeurope.hypotheses.org/3352


11 - Pascal Boniface, directeur de l'Iris : 


"La structure Otan est organiquement intéressée par une montée des tensions afin de justifier son existence. C'est d'ailleurs bien son élargissement (ainsi que le plan de déploiement de défense antimissile) qui explique en grande partie la crispation de Moscou, crispation qui justifie aux yeux des responsables de l'Otan son élargissement.
C'est le propre même du cercle vicieux. L’Otan est un pompier pyromane qui garantit la sécurité des pays membres en nourrissant un sentiment d’insécurité sur le continent. Elle fournit à la fois le poison et l’élixir. Le fait que l'OSCE soit garante du contrôle des élections et de la frontière entre l'Ukraine et la Russie est un succès pour elle et une meilleure garantie de l'application de l'accord. On peut espérer voir son rôle se développer."

12 - Noam Chomsky, linguiste, écrivain, professeur au Massachusset Institut of Technologie (MIT) :



"L’idée que l’Ukraine puisse rejoindre une alliance militaire occidentale serait inacceptable pour tout dirigeant russe. Cela remonte à 1990, lorsque l’Union soviétique s’est effondrée. Il y avait déjà la question de ce qui se passerait avec l’OTAN. Gorbatchev a accepté l’idée que l’Allemagne soit unifiée et rejoigne l’OTAN. C‘était une concession assez remarquable avec un quiproquo : que l’OTAN ne s‘étende pas d’un pouce vers l’est. C’est l’expression qui a été utilisée.

Qu’est-ce qui est arrivé ? L’OTAN s’est déplacé jusqu’en Allemagne de l’Est, puis Clinton a étendu la prépondérance de l’OTAN jusqu’aux frontières de la Russie.

Personne ne protège l’Ukraine. Tout cela menace l’Ukraine d’une guerre majeure. Vouloir rejoindre l’OTAN n’est pas une protection. Le fait est que cela représente une menace stratégique sérieuse pour la Russie, quel que soit son dirigeant, c’est bien connu."

Noam Chomsky : l’interview qui dénonce l’Occident.


Que l'UE n'a aucun intérêt à obtenir une guerre formellement civile et substantiellement par procuration sur le continent européen est une évidence sur laquelle il semble inutile de revenir. Objectivement, les USA ont toutes les raisons de s'énerver et d'agir comme ils ont l'habitude de le faire, c'est-à-dire au mépris des conséquences et avec un déchaînement caractéristique des hyperpuissances obsédées par l'irréversibilité du grand Déclin. Washington est en colère."

14 - Hélène Richard-Favre, écrivain franco-suisse, ex-linguiste et slavisante :

http://voix.blog.tdg.ch/archive/2015/01/30/nous-citoyens-de-russie.html

Liste de liens vers des interventions d'Hélène richard-Favre : 

                http://baltnews.ee/authors/20150117/1013517554.html : "Россия никогда не была врагом Европы. Тот, кто считает иначе – безумен".

                Version française: 

                 http://voix.blog.tdg.ch/archive/2015/01/21/la-russie-n-a-jamais-ete-l-ennemie-de-l-europe.html            

2014      Sur la personnalité de Vladimir Poutine    

                http://voix.blog.tdg.ch/archive/2014/02/03/vladimir-poutine-en-ligne-directe-252579.html

                http://french.ruvr.ru/radio_broadcast/217362642/261923422/

                https://plus.google.com/102554142425038142004/posts/9RqN7j6H2bw

              Sur la crise ukrainienne

                http://voix.blog.tdg.ch/archive/2014/03/12/crimee-memoires-et-passions.html

                http://www.rts.ch/info/monde/5697215-debut-du-bras-de-fer-entre-l-ue-les-etats-unis-et-la-russie.html

                http://french.ruvr.ru/radio_broadcast/74538918/269945528/

                http://french.ruvr.ru/radio_broadcast/217362642/275872257/

                repris sur Rias Novosti:   http://fr.ria.ru/discussion/20140813/202126719.html

  Sur la russophobie :   

              http://french.ruvr.ru/2013_09_19/D-ou-vient-la-russophobie-en-Europe-2420/

              http://windowrussia.ruvr.ru/2013_09_18/SHvejcarskaja-pisatelnica-To-chto-govorjat-o-Rossii-v-Evrope-jeto-nenormalno-4394/

              http://www.pl.spb.ru/mero/1113/elen/


15 - Marianne Dunlop, agrégée de russe, ex-enseignante de russe et de chinois, polyglotte, et Danielle Bleitrach, sociologue:


                

Ce livre est le bilan d'un voyage en Russie, en Ukraine, et en Crimée, où les auteurs ont multiplié les interviews : des ouvriers, des étudiants, des mères de familles, des musulmans, des Tatars, des communistes, des réfugiés du Donbass, des vacanciers se prêtent au jeu. Le succès était tel qu’ils « faisaient la queue comme à confesse ». Sans doute le besoin de témoigner « sur ce qui se passe vraiment ici » !

Les échanges se font en russe et non en anglais pour éviter « d’être confrontée à la minorité qui se croit partie prenante de l’élite internationale ». Ces interlocuteurs leur disent la « corruption qui régnait en Ukraine du sommet d’un État failli jusqu’à sa basela folie nationaliste ukrainienne fondée sur l’apologie du nazisme », la panique qui a gagné la population russophone de Crimée lorsqu’une « junte associée à l’extrême droite s’est emparée du pouvoir à Kiev à l’issue d’un coup d’État entériné par les États-Unis et l’Union européenne », la puissance d’oligarques détestés et leur propension à « l’humiliation des plus faibles ».

Leur crainte de subir le même sort que les populations du Donbass bombardées par le pouvoir central de Kiev. Et enfin cette sensation de sécurité qui règne dans la péninsule depuis qu’elle s’est placée sous la protection de la Russie dont la Crimée faisait partie intégrante jusqu’en 1954. « Ce qui m’a le plus frappée, c’est l’attachement de la population à l’héritage soviétique. À leurs yeux, l’URSS incarnait l’égalité, la solidarité et… la Paix », poursuit Marianne. Et de rappeler qu’effectivement, « en mars 1991, la population soviétique, par référendum, s’était, à une large majorité, prononcée pour le maintien de l’URSS ».


16 - Michel Raimbaud, ancien ambassadeur français

 « Les États-Unis n’ont qu’une logique : celle du chaos »

Michel Raimbaud, ancien ambassadeur français : « Les États-Unis n’ont qu’une logique : celle du chaos »

Ancien ambassadeur français en Mauritanie, au Soudan et au Zimbabwe, l’écrivain Michel Raimbaud vient de publier « Tempête sur le Grand Moyen-Orient », un ouvrage qui s’annonce déjà comme un classique de la géopolitique moyen-orientale et eurasienne. Il revient sur ce projet élaboré par les néoconservateurs américains qui a non seulement déstabilisé le monde arabo-musulman, reconfiguré les relations internationales, mais fait désormais des vagues jusqu’en Europe, avec la violence qu’on connaît.


17 - Guy Mettan, député au Grand conseil du canton de Genève et président du Club Suisse de la Presse dont il est un membre fondateur.

Pourquoi les Etats-Unis et l'Europe détestent-ils tant la Russie ? Alors que la Russie ne représente plus une menace, que ses missiles ne sont plus pointés sur Berlin, que, fait sans précédent dans l'histoire, elle a dissous son empire sans effusion de sang, rendu leur liberté aux pays occupés d'Europe centrale et permis l'indépendance pacifique de quinze nouveaux Etats, la haine et le dénigrement de la Russie atteignent des proportions inouïes dans les médias, les cercles académiques et les milieux dirigeants occidentaux. 
Pour comprendre cet acharnement, devenu hystérique avec la crise ukrainienne, Guy Mettan remonte loin dans l'histoire, jusqu'à l'empereur Charlemagne. Il examine sans tabou ni a priori les lignes de forces religieuses, géopolitiques et idéologiques dont se nourrit la russophobie occidentale. Et démonte les ressorts du discours antirusse et anti-Poutine qui ont pour effet de repousser toujours plus loin les chances d'une vraie réconciliation.


Guy Mettan - Russie-Occident, une guerre de mille ans - La russophobie de Charlemagne à la crise ukrainienne.

18 - Quelques sites de ré-information de référence:


Trois sites de réinformation américains particulièrement pertinents : 

1 - https://consortiumnews.com/, le site de Robert Parry

2 - http://vineyardsaker.blogspot.com/ : un des sites américains les plus populaires; 

sa version française : http://lesakerfrancophone.net/

3 - http://www.informationclearinghouse.info/


Quatre sites français : 

4 - Le site "Les crises" de l'actuaire et lanceur d'alertes français Olivier Berruyer :

http://www.les-crises.fr/u4-3-le-role-des-americains-et-des-europeens/

5 - Le Saker fracophone : http://lesakerfrancophone.net/

6 - Le site de géopolitique du général Jean-Bernard Pinatel : http://www.geopolitique-geostrategie.fr/

7 - Le site de Caroline Galactéros : http://galacteros.over-blog.com/

L'enquête de la télévision allemande ARD sur les événements de Maïdan, en février 2014 (en allemand, et sous-titres en français):

http://www.agoravox.fr/actualites/international/article/morts-du-maidan-l-enquete-151136

Les images de la télévision russe sur les violences à Marioupol (en russe, mais les images parlent d'elles-mêmes):

http://www.1tv.ru/news/world/258403